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oO O5 Oo  posté le jeudi 23 avril 2009 01:00

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oOoOoO Chapitre 5: Réaction... OoOoOo

 

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____J'arrive, essouflée après avoir sprinté sur cinquante mètres. Je m'arrête quelques secondes devant le portail pour reprendre mon souffle. Je suis inquiète. Marie avait l'air complètement ailleurs. La dernière fois où je l'ai vue dans cet état là remonte à loin. Je regarde dans l'allée qui borde sa petite maison de plein-pied. Aucune voiture en vue, ses parents se sont certainement absentés ce week-end. Ca explique le fait qu'elle soit rentrée chez elle. La connaissant, si il y avait la moindre chance que ses parents la voient dans cet état, elle ne serait certainement pas retourné à son domicile. J'appuie sur la poignée en cuivre du portail et me heurte à une résistance. Je marmonne entre mes dents. Je pose mes deux mains à plat sur le métal et saute lestement par-dessus. Je me force à apaiser les battements de mon coeur. Quoiqu'elle te dise, tu ne t'énerveras pas Aurore...
Je pose à peine la main sur la poignée de la porte que celle-ci s'ouvre en grand, laissant apparaitre un visage rougit par les larmes. Je rentre, jette mes chaussures dans un coin du couloir, ferme la porte et ouvre les bras. Marie se jette dedans et enfouit son visage dans mon cou. "Chut... Calme-toi...Allez...Chut..." Elle sanglote dans mes bras. Son corps est parcouru de tremblements. Je la pousse jusqu'à sa chambre et l'installe délicatement sur le lit. Je caresse doucement ses cheveux de la main droite et attrape son téléphone portable de ma main libre. Je cherche dans sa liste de contacts le dernier appelé. Je me lève d'un bond.
_Marie, qu'est-ce qu'il t'a fait?
Elle me regarde avec de grands yeux effrayés.
_Je t'assure Aurore, ce... ce n'est pas lui...
Je pose mes mains à plat sur le bureau.
_Marie, qu'est-ce qu'il t'a fait?!
Elle tremble, ses propos sont dissimulés par les torrents de larmes qui se déversent sur ses joues.
_QU'EST-CE QU'IL T'A FAIT NOM DE DIEU?!
Je me suis brusquement retournée vers elle. Les jointures de mes poings serrés sont d'une blancheur agressive. Mes mains tremblent. Je sens la rougeur envahir mon visage. Les propos de Marie s'entrechoquent dans la plus totale incohérence. Ses pleurs redoublent d'intensité. Je m'impatiente. Mes nerfs lâchent.
_Marie...
Mon ton se fait menaçant.
_Je...Je... Il a voulu... M-mais j'ai re-refusé, j'ai dit que je n'étais pas prête et... Il a essayé... Je l'ai repoussé.... Il a dit que j'étais insignifiante et q-que t-tout était finit...
Toute trace de sang-froid a disparu chez moi. Son visage ravagé par la peur et la douleur me donne envie de commettre un meurtre.
_Je vais le tuer...
Je prononce ces mots en fixant un point invisible.
_Je vais lui écraser sa face de con.
_A-Aurore...

____Je marche d'un pas rapide dans le couloir, le téléphone de Marie à la main. J'envoie un message. "T'es où? J'ai changé d'avis..." Je laisse planer les sous-entendus. Il est incapable de se douter que quelqu'un d'autre que Marie puisse lui envoyer un message depuis ce téléphone. Le portable vibre aussitôt. "Chez moi" J'enfile mes baskets. Je ne me retourne même pas pour voir mon amie sur le pas de la porte, me regardant sauter au-dessus du portail. "Je reviens" Je lance cette phrase par-dessus mon épaule. Mon esprit la voit hocher la tête. Au bout de dix minutes de marche, je me plante devant une grande maison, à quelques rues seulement du centre-ville. Je regarde dans l'allée. Même observation que chez Marie: pas de parents. Je sonne. Je vois un grand jeune homme brun accourir dans ma direction. Un grand sourire carnassier illumine mon visage. Il croira que c'est un signe de joie. De toute façon, ce mec n'arrive pas à réfléchir plus haut que sa ceinture. Il ouvre le portique en me lançant un regard surpris. "Oh, Aurore c'est toi?" Bah non, tu vois bien que c'est le Père Noël! "J'attendais quelqu'un d'autre..." Crois-moi, tu risques d'attendre longtemps. Ces paroles ne dépassent pas la barrière artificielle de mon sourire. "A moins que...Peut-être que ça va t'intéresser..." C'est sa phrase de trop. Peut-être s'en serait-il sortit sans bobo autrement. Mais là il a plus que dépassé les bornes. Mon poing vient s'enfoncer dans son estomac. Il se plie en deux. Mon genou s'écrase sur son nez dans un craquement écoeurant. Il suffoque et tente de stopper le flot de sang qui s'écoule de son nez brisé à l'aide de son tee-shirt. Je me penche et murmure à son oreille: "Ne t'approche plus jamais d'elle, ne la touche plus, ne la fais plus souffrir. Ne lui adresse même plus la parole..." La menace plane au-dessus de son crâne. Je me redresse et m'éloigne d'un pas sautillant vers la maison de mon amie brune.

____Je pousse la barrière de l'entrée que quelqu'un a eu la prévenance d'ouvrir. J'entre dans la petite maison. Je pénètre dans le salon d'un pas souple et silencieux. Je vois une adolescente allongée sur le canapé et dont la poitrine se soulève au rythme régulier de sa respiration. Je soupire. C'est dangereux de s'endormir la porte ouverte. Je l'entends gémir, comme sujette à un mauvais rêve. J'attrape la télécommande de la télé et m'installe sur le canapé au niveau de sa tête que je dépose délicatement sur un coussin.Je pose ma tête sur mes genoux et fixe l'écran d'un regard vague. Je soupire. Pourtant la journée a bien commencé. Je repense au mystérieux bijou. Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire dans cet arbre? Quelqu'un serait-il grimpé là et l'aurait-il oublié? Un animal l'aurait-il volé? Un mouvement sur ma droite interromp mes réflexions. Une petite ford fait le tour du rond-point dans la rue et s'arrête devant la maison. J'inspecte rapidement la pièce dans laquelle je me trouve. Les mouchoirs. Je m'empresse d'aller les jeter et entre dans la salle de bain pour trouver une lingette démaquillante. J'entends des pas dans l'allée. Je me précipite vers Marie et passe délicatement la lingette sur son visage pour enlever les traces de mascaras sur ses joues. Une clef tourne dans la serrure. Je fourre le papier dans ma poche et m'assois sagement sur le sofa, faisant mine de m'intéresser au film qui est diffusé.
_Coucou Ma... Oh tiens, Aurore! Ca me fait plaisir de te voir!
_Bonjour madame Filips!
J'affiche mon plus beau sourire.
_Oh, Marie s'est endormie?!
_Elle avait l'air fatiguée, c'est pour ça que je n'ai pas osé la réveiller.
La mère de mon amie me sourie. Son mari entre à son tour et me salue avec un large sourire. Il dépose les bagages dans l'entrée et regarde l'heure.
_Cinq heures... Chérie, si tu veux qu'on mange ce soir il faut qu'on se dépêche d'aller faire les courses!
_J'arrive! Aurore, on te confie Marie jusqu'à notre retour! Tu veux manger ici ce soir?
_Merci, c'est gentil mais il me reste des devoirs à faire, je ne vais pas tarder à rentrer.
_D'accord, à bientôt alors!
Je réponds avec mon sourire.

____La porte claque. "C'est bon Marie, arrête de faire semblant de dormir maintenant, je sais que t'es réveillée!" Elle se redresse et me lance un regard apeuré. Je soupire. "C'est bon, y a pas eu de mort non plus, fais pas cette tronche là." Je vois les larmes monter. "Ah non Marie, ça suffit maintenant! Tu vas être complètement déshydratée à force!" Elle ne peut retenir un sanglot et je l'attire à moi. Elle pleure sur mon épaule sauf que cette fois je ne vais pas la laisser tomber pour casser la gueule de l'autre abruti. Nous reston au moins deux bonne minutes comme ça , à attendre que ça passe. Elle finit par se calmer. Je lui chuchote: "T'as vraiment le don pour tomber sur les pov' cons toi." Je la sens sourire contre mon épaule. "Bon allez, à demain la grosse, et pas de bêtises hein!" Elle hoche la tête. Je claque un bisous sonore sur sa joue accompagné d'une étreinte et finit par sortir de la maison en lui disant de fermer sa porte. J'ouvre le portail. Rectification, j'essaye d'ouvrir le portail. Je lève les yeux au ciel et passe souplement par-dessus le portail. Décidément, aujourd'hui...

 

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Voili, voilou, encore un "petit" chapitre qui je l'espère vous plaira. La suite au prochain épisode! ^^ Et Aurore n'est pas du tout violente voyons! C'est justifié! (Mais non voyons, je ne défend pas du tout mon personnage...) Donc à la fin je n'ai pas vraiment laissé planer le suspense, je ne sais pas si c'est judicieux mais on verra... En tout cas la suite nous réserve quelques surprises (enfin, après ça dépend pour qui... En tous cas pour moi oui, je connais pas la suite! xD >-<). Je voulais savoir si une petite description d'Aurore dans le prochain chapitre vous ferait plaisir... A part ça j'espère que ça vous a plu! Et si vous voulez être prévenu, toujours le même système que partout ailleurs!
<3
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oO OO Oo  posté le jeudi 23 avril 2009 14:46

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oOoOoO Merci OoOoOo

 

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Coucou! Je voulais juste remercier ceux (enfin plutôt celles) qui me soutiennent depuis le début, parce que y en a pas beaucoup alors je peux en parler autant que je veux! Donc voilà, juste ce petit article pour vous prouver ma gratitude et ma reconnaissance que des personnes aussi talentueuses que vous prennent la peine de lire mon histoire. Et je voulais aussi prévenir les lecteurs timides qui ont peur que je les mange ou qui ont la flegme de laisser un petit com'z que ce serait gentil de signaler leur présence, ça fait toujours plaisir et je ne peux qu'aimer mes lecteurs! >-<! xD
Je vous fais à tous (enfin à toutes quoi) d'énormes bisous!
<3 Mel' <3


secret-love-sims
01-choupette-lov3-x
NightWoman
xSaving-me
manon-is-a-brain-box

Et peut-être d'autres mais normalement je n'ai oublié personne qui ait fait signe de sa présence plus d'une fois ^^"

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oO O6 Oo  posté le jeudi 23 avril 2009 14:49

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oOoOoO Chapitre 6: Envies de meurtres... OoOoOo

 

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There's something in your eyes
Is everything alright
You look up to the sky
You long for something more

Darling
Give me your right hand
I think I understand
Follow me and you will never
Have to wish again
[...]

 

Je laisse la musique emporter mes sens. La mélodie épouse chacune de mes courbes. Les paroles enveloppent mes pensées. Je suis bien. Juste bien. Je vis l'instant présent. Je suis apaisée. Heureuse. Sereine. Comme je le suis rarement. Mes yeux se posent au rythme de la musique sur les différents objets qui parsèment ma chambre. Ils se posent sur un bijou brillant de perfection. Mes mains se saisissent de l'objet et le posent délicatement face à moi. Ma sérénité est troublée par les questions qui m'assaillent. A qui est-il? Que faisait-il sur cette branche? De quoi est-il fait? J'observe ses innombrables facettes. Seules les plus brillantes sont visibles. On dirait moi. Je suis surprise de ma pensée. Pourquoi ai-je pensé cela? Je réfléchis. C'est vrai que peu de personnes me connaissent vraiment. Sous toutes mes facettes. La plupart ne voient que ce que je veux bien leur montrer. Le moi reluisant en quelques sortes. Il y a certaines personnes à qui je fais plus rapidement confiance qu'à d'autres. Les autres doivent gagner ma confiance. Mais ceux-là, je suis sûre qu'ils ne me décevront pas. Alors que les autres... Je fais glisser la chaine entre mes doigts. Elle vient caresser mon cou. Je l'attache derrière ma nuque. Je tire mon tee-shirt vers le bas et me dirige jusqu'à la salle de bain où je m'arrete devant le miroir mural. Je m'observe dans la glace. Je fixe mon reflet avec curiosité. Je fixe un reflet que je ne reconnais pas. Devant moi se tient une jeune fille d'environ seize ans. Elle brille par sa beauté naturelle. Simple. C'est le premier mot qui me vient à l'esprit. Elle est petite. J'observe sa lourde chevelure brune et bouclée. Ses grands yeux d'émeraude. Son nez fin et légèrement recourbé. Ses lèvres pleines et roses. La finesse de son visage. La courbe gracile de son cou. La ligne de ses épaule. Ses formes douces et légères. La musculature fine de ses jambes. Jusqu'à ses pieds dissimulés dans une paire de chaussons Betty Boop. Attendez une minute! Ce sont mes chaussons! J'intensifie mon inspection. Le tee-shirt Dolce & Gabbana. Le pantalon de sport trouvé dans une brocante. Prise de conscience. Ne me dites pas que... C'est moi? J'ouvre grand les yeux et m'approche du miroir en même temps que le reflet. J'observe le pendentif posé sur notre poitrine. Peut-être que... Je l'ôte de mon cou. Le reflet perd un peu de sa brillance... Mais ne se modifie en aucun cas. Bon, ok c'est moi. Et après? Je remarque immédiatement tous les défauts. Quelques boutons d'acné sur le front. Les épaules légèrement trop larges. Des mains un peu trop grandes. Je soupire. Et voilà, je suis laide. Je glisse le pendentif dans ma poche et retourne d'un pas trainant dans ma chambre. Je jette un vague regard à mon agenda qui gît ouvert sur mon bureau. La page de demain est remplie. Je m'en fout, de toute façon ils me font chier avec leurs devoir à la con. C'est que des exercices en plus, rien d'important. Je devrais les faire. Seulement je n'en ai pas la moindre envie. Je vais encore me rétamer au prochain contrôle. Tant pis. Qui vivra verra. Je repense à ma journée. C'est ce qu'on appelle un mardi merdique. Je compte sur mes doigts le nombre de meurtres que j'ai faillis commettre. Quatre. Et bah, ça ne va pas en s'améliorant... Je me rappelle ma première envie meurtrière de la journée.

"Salut les filles!
_Salut Marie!
_Bah alors t'étais où hier? l'interroge Célia.
_Oh, je me reposais juste un peu, j'avais un petit rhume...
Elle évite mon regard.
_Vous ne devinerez jamais!
_Quoi?
_Je me suis remise avec Chris!
Elle n'ose pas me regarder. Je pâlis d'un coup. Mes poings se serrent imperceptiblement à l'intérieur de mes poches. Leïla et Marie ne se rendent compte de rien.
_Je vais en cours.
_Attends Aurore, on arrive! me crie Leïla.
Je suis déjà loin. Je marche d'un pas rageur en direction du bâtiment scientifique. Je crois que, à l'instant, je pourrais l'étrangler... Est-elle complètement inconsciente? Je me retiens de balancer mon poing dans la porte en verre. Il faut que je reprenne mes esprits..."

Ma deuxième envie d'assassinat m'est venue en espagnol.

"Aurore, plutôt que de dormir sur votre table venez donc au tableau faire le plan.
_Quel plan?
Mon ton est à la limite de l'insolence.
_Celui que vous aviez à faire pour aujourd'hui.
_J'ai pas mon cahier.
_Alors ça fera zéro.
_Si ça vous amuse.
_Venez essayer tout de même.
Je vois le cahier de Marie se glisser sous mes yeux et je le repousse d'un geste sec, attrapant au passage celui de Loic. Je me dirige d'un pas assuré vers le tableau en observant le plan à détailler rapidement. C'est du gâteau. J'attrape la craie et écris l'itinéraire au tableau pour aller me rassoir immédiatement après à ma place. Je me relis. Aucune faute. Pas mal.
_Très bien Aurore, un deux sur cinq me parait approprié.
J'entends Marie protester. J'ouvre la bouche pour répliquer.
_Vous avez quelque chose à dire?
Je serre les dents. Pousse violemment ma chaise contre la table de derrière, attrape mon sac à dos et m'arrête un instant devant la prof. Je la regarde droit dans les yeux, bande mes muscles, prête à frapper. Je lis l'hésitation dans son regard. Un soupçon pathétique. Mon regard passe de menaçant à méprisant. Je marche vers la porte et sors de la classe en claquant la porte, faisant trembler les murs. Elle ne s'est pas rendue compte je crois qu'elle a failli se prendre ma main dans la tronche."

Je soupire intérieurement. Ma journée tumultueuse aurait pu s'arrêter là. Mais non. Ç'aurait été trop beau...

"Marie, je su- !
Il m'a vue. Je lance un regard assassin au petit ami de Marie. Je vais le tuer. Je regarde avec satisfaction son nez tordu. Bien fait. Mais ça ne t'a pas suffi. Tu es revenu... Marie se précipite dans ses bras. J'ai envie de vomir. Je me détourne pour me retrouver face à Leïla et Kévin. C'est le bouquet. Il est encore en train de la harceler. Elle me lance encore un regard suppliant. Je pète complètement les plombs.
_Mais putain t'as quel âge pour faire chier les gens comme ça? Tu te rends pas compte que tu fais chier tout le monde! Même ton meilleur pote il en a ras le cul de tes répliques de collégien! Tu vois pas qu'elle veut que tu la laisse tranquille?! Non mais vas-y aussi pendant que t'y es t'as qu'à l'embrasser sur place, au moins ça me donnera une bonne raison de te foutre mon poing dans la gueule!
_Eh, tu me parles pas comme ça! Chui pas ton pote!
_Encore heureux! Ça ferait longtemps que je me serais suicider sinon! Tu veux pas aller casser les couilles à quelqu'un d'autre maintenant parce que j'en ai par-dessus la tête de voir ta tête de p'tit con qui se croit tout permis à cause de son handicap!
Je vais loin. Très loin. Il devient tout rouge.
_T'es vraiment qu'une salope! Espèce de pute!
_Pardon ?!
Oups, ma main est partie. Leïla se précipite sur moi pour m'empêcher de recommencer, ce que je n'ai nullement l'intention de faire, croyez-moi. Loic arrive en entendant les éclats de voix et retient Kévin pour l'empêcher de me sauter dessus pour me taper avec sa main sans force. Pour ne pas qu'il se fasse mal..."

Je crois que je vais m'essayer au yoga... Ça pourrait m'être profitable... Il parait qu'il faut que j'aprenne à canaliser mes émotions... Je jure que j'essaye... Et encore je me maitrise pas mal... Si j'étais comme l'année dernière cela ferait longtemps que le pugilat aurait commencé... Je sors le bijou de ma poche et le range. "A table Aurore!" J'arrive M'man! Je me précipite dans l'escalier en sentant l'odeur salée des frites...

 

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Encore un chapitre de fait! Je sais pas si il va vous plaire, j'ai voulu essayer de décrire Aurore et sa journée, un peu différemment de d'habitude. Je me suis aperçu chez une amie que sur certains ordinateurs l'écriture fait toute petite, faut-il que je l'agrandisse? Laissez-moi votre avis et vos critiques!
Bisous!
<3
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oO O7 Oo  posté le lundi 04 mai 2009 22:34

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oOoOoO Chapitre 7: Passion... OoOoOo


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____Je saute de la voiture. "A ce soir!" L'odeur des écuries envahit mes narines. Tous mes sens sont exacerbés. J'entends le bruit des pas pressés autour des box, les claquement des sabots sur le bitume, les bavardages incessants mêlés aux souffles des chevaux. J'entre dans la salle commune, déserte à cette heure. Je me demande qui je vais monter aujourd'hui. Je jette à peine un coup d'oeil au tableau avec le nom des montures et de leurs cavaliers. Mon nom n'est pas encore écrit. Je m'avance vers la porte du bureau et l'entrebaille pour passer ma tête. "Coucou Carole!" La jeune femme blonde me répond en souriant. Je lui lance un regard interrogateur. Elle lève les yeux au ciel en m'adressant un sourire en coin. "Merci!"Mon visage s'illumine et je bondis hors du bâtiment pour me diriger vers l'abri de ma monture. Je m'approche de la porte d'un box et émet un léger claquement de langue. Une tête émerge. Je presse mon front contre son chanfrein et pose ma main sur sa joue. Son souffle chatouille mon cou. Je dépose un baiser sur ses naseaux. "Je reviens mon tout-beau" Je m'en vais vers la carrière pour suivre le cours d'obstacle qu'y s'y déroule. Je repère mon amie assise dans la tribune du jury.
_Coucou la grosse!
_Je t'emmerde Marine!
Ses yeux bleus pétillent de malice... Attends un peu, on va rire...
_Sinon, tu montes qui tout à l'heure?
Elle fait la moue.
_Caraco.
Je réprime un sourire.
_Et toi?
Les coins de mes lèvres remontent.
_Ingenioso!
_Encore?!
_Et oui je sais, ais pas la rage, c'est la vie!
Elle me tire la langue. Je me laisse absorber par le cours qui se déroule devant mes yeux. Je vois une fille montée sur Java aborder un obstacle à deux à l'heure et de biais. Elle va se louper. La jument prend sa battue d'appel à environ soixante centimètres de l'obstacle, donne une légère impulsion, plane pendant un dixième de seconde et se réceptionne environ soixante centimètres après la barre. Un saut presque parfait. Si ce n'est que la cavalière était à peine en équilibre sur les étriers, qu'elle se tient comme un sac à patates et qu'elle est retombée de tout son poids sur la petite alezane au moment de l'atterissage. Je soupire. Quelle gourde. Marine sourit en voyant ma réaction.
_Bon la grosse, ça te dit qu'on aille caliner nos chevaux préférés? A cheval dans une heure et demi! On a même le temps de les faire brouter!
Ma voix se fait espiègle.
_Oh oui, tu vas retrouver ton cheval préféré qui tire la langue et essaye de te bouffer a chaque fois que tu passes tellement tu sens la carotte!
Je me protège avec mes bras fasse à la pluie de coups qui s'abat sur moi.
_Les filles, un peu de calme s'il vous plait! Y en a qui bosse ici!
_Oui Sandriiine!
Notre chœur est parfait. La monitrice lève les yeux au ciel et se re-concentre sur les essais minables du seul garçon du groupe à faire sauter un vertical de vingts centimètres à son poney.

____Nous partons en riant vers les box, saluant au passage chaque personne qui croise notre chemin. Le box de Caraco est, par un heureux hasard, juste en face de celui de Ingenioso. Je me saisis d'une brosse et du licol dans ma boite de matériel et ouvre doucement la porte du box. L'espagnol me regarde faire avec ses grands yeux noirs. Je reste un instant bloquée à l'entrée du clos. Je détaille l'animal. J'observe ses yeux frangés d'épais cils, la douceur de ses naseaux, la mèche de crins qui balaye son doux regard, la crinière noire et ondulée qui dissimule son encolure, les muscles saillants sous sa robe pommelée, sa queue haute, la ligne parfaite de son corps. Une merveille de la nature comme on a rarement l'occasion d'en voir. Je m'approche doucement, sans cesser de l'observer. Ses oreilles restent pointées dans ma direction. J'entoure son poitrail de mon bras gauche, passe le droit sur son encolure et enfoui ma tête dans sa crinière. "Tu m'as manqué" Je sens son encolure se tordre. Il me pousse délicatement du bout de son nez. Je ris et passe le licol autour de son nez puis l'attache derrière ses oreilles. "Et oui mon beau! Aujourd'hui on bosse!" Il souffle bruyamment, m'arrachant un sourire.
_Hey, t'es sûre que c'est un étalon? Il bouge pas une oreille avec toi! Alors que même Caraco arrête pas d'essayer de me bouffer et de me pousser! me lance Marine de son box.
_Oh oui j'en suis sûre! Mais viens vérifier si tu veux!
Elle enferme son cheval et s'approche du mien. Je sors du box pour la laisser y pénétrer et observe par-dessus la porte. A peine s'approche-t-elle de lui qu'il se met à piaffer et à lever et baisser la tête. "Bon, ok, je m'avoue vaincue!" Je rigole en voyant sa mine déconfite, l'entrainant avec moi. "Allez retourne t'occuper de ta bourrique!" Elle me tire la langue -un mauvais tic qu'elle a si vous voulez mon avis- et re-part la tête haute, essayant de contenir un sourire. Je brosse consciencieusement ma monture et m'empare d'un cure-pieds. Il se laisse faire tranquillement, me poussant avec son nez lorsque je le chatouille. Nous bavardons gaiement avec Marine, tout en préparant nos chevaux. Je vais chercher la selle et le filet de Ingenioso. Je croise en route une fille en train d'engueuler une petite, Sarah, parce qu'elle avait soi-disant mal brossé son cheval.

____Je pose la selle et le filet contre un mur et m'approche.
_Y s'passe quoi Sarah?
Elle me regarde, les yeux écarquillés, et fond en larmes en se jetant dans mes bras. Je soupire. Décidément, je vais me reconvertir en mouchoir. Je regarde l'autre et a questionne.
_Qu'est-ce qu'elle a fait pour se faire gueuler dessus comme ça?
_Je lui ai gentiment proposé de brosser mon cheval mais cette gamine ne sert à rien, elle n'est même pas capable de le brosser correctement. Il reste de la paille sur son dos!
Cette fille m'exaspère. Ne pas s'énerver.
_Tu t'appelle comment?
_Sophie?
_Et il est où ton cheval?
_Juste là.
Je me retourne et ouvre le box qu'elle me désigne. Un grand cheval bai me toise. Je l'observe, sens sa nervosité. Il fait des pas de côté dans son box, gratte la paille. Je pose ma main sur son chanfrein et il s'arrête aussitôt. Je me retourne de nouveau.
_Déjà, Sophie, ton cheval s'ennuie à mourir et tu ferais bien de le sortir un peu plus qu'une fois par semaine.
Elle ouvre la bouche pour protester mais je la coupe sans remords
_Ensuite, au cas ou tu n'avais pas remarqué, ce cheval fais environ un mètre quatre-vingt au garrot... Alors comment veux-tu qu'une fillette d'un mètre trente brosse son dos?
Elle s'apprête à répliquer.
_Et enfin... Mais ça va pas de gueuler comme ça sur les gens pour rien?! Si t'es pas contente t'as qu'à t'en occupé toi même de ton cheval! Y a pas écrit bonne à tout faire sur son front! dis-je en désignant Sarah.
_Comment t'oses me parler comme ça?!
Elle s'étrangle. Mon rire est sarcastique. Je reprend mon sérieux et m'approche d'elle, la fillette toujours dans mes bras.
_En général ici on apprécie pas trop les gens qui pètent plus haut que leur cul! Alors la prochaine fois évite de te faire remarquer comme ça. Quand on est nouvelle c'est facile de se faire cataloguer et de se retrouver avec tout un centre sur son dos...

____Je chuchote quelques mots réconfortants à l'oreille de Sarah, lui proposant de venir m'aider à préparer Ingenioso. La petite sèche ses larmes et accepte avec force hochements de tête. Je vais récupérer mes affaires et pose le filet sur l'épaule de la fillette. Nous nous dirigeons d'un bon pas vers le box, plantant là Sophie et sa prétention. Je dépose la selle à terre et pénètre en première dans le box, la petite fille apeurée et intimidée sur les talons. Je parle à l'étalon. "Aujourd'hui, mon tout beau, on a de la compagnie!" Je fais signe à Sarah de s'approcher. Ingenioso tend le cou et souffle dans le visage de l'enfant. Un grand sourire éclaire son visage lorsqu'elle tourne son regard dans ma direction. Je lui rends et lui encombre les bras de mon tapis de selle. "Allez, au boulot la naine!" Elle s'empresse de poser le tapis sur le dos du cheval qui ne bronche pas. Je vois par-dessus la porte du box, Marine me tournant résolument le dos. Et c'est reparti! "Je reviens, t'as qu'à lui brosser la crinière en m'attendant... Enfin, si t'en as envie!" Sarah hoche la tête en signe d'approbation. Décidément, elle parle pas beaucoup! Je m'approche de mon amie.
_Me dis pas que tu fais la tronche parce que Sarah peut approcher Ing'!
_Je fais pas la tronche.
_Et bah c'est pas l'impression qu'tu donnes!
_Je donne l'impression que j'veux!
_Mais t'as quel âge pour dire ça?
Je souffle un grand coup.
_C'est quand même pas ma faute si il a pas voulu que tu l'approche! Il est comme ça avec tout le monde! Me demande pas pourquoi, c'est pas mon ch'val!
_Ouais ouais, c'est ça, tu veux pas te pousser, tu me cache la lumière.
Je retiens une réplique cinglante, fais volte-face et rejoins Sarah en grinçant des dents pour finir de préparer le pur-sang.

____Je pénètre dans le manège, précédant mon cheval. Je souris chaleureusement à Sandrine. Je me place au centre, baisse les étriers, règle la gourmette. Je garde mon impassibilité lorsque Marine passe devant moi, le visage fermé. Je place mon pied gauche dans l'étrier, empoigne le pommeau de la selle et le troussequin et me hisse souplement sur l'étalon. Je re-sangle de deux trous. Je vérifie la longueur de mes étrivières. Je presse légèrement les mollets, emmenant Ingenioso sur la piste. La détente commence. Pas. Trot. Galop. Je m'assois confortablement dans la selle. Mon bassin accompagne le mouvement de bascule du cheval. J'apprécie le rythme, le moelleux, la souplesse de ce galop. Je détend légèrement mes doigts. Il accélère sans à-coups. Je me laisse aller. J'oublie tout. Je me laisse porter. Je porte. Nous ne faisons plus qu'un au rythme des foulées.
Au même moment, sans que je ne me doute de rien, un pendentif orné d'un diamant s'illumine au fond d'un tiroir...

 

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Voilà, j'espère que ce chapitre vous aura plus. Si vous n'aimez pas les chevaux c'est sur qu'il ne doit pas trop vous plaire. Je suis désolée, ça fait trèèèès longtemps que je n'ai rien posté et je crois que la moitié des personnes (qui n'étaient déjà pas très nombreuses) m'ont lâché... Enfin j'en sais rien mais de toute façon je tiens bon et je ne lâche pas! Et puis là c'est le dernier trimestre, il me reste à peine un mois et demi de cours et les profs nous mettent la pression avec leur dissertations, leurs exposés et leurs contrôles! Donc désolée pour le retard et l'écart important entre les majs! N'hésitez surtout pas à me laisser vos remarques et critiques! Bisous! <3

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oO O8 Oo  posté le jeudi 11 juin 2009 22:44

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oOoOoO Chapitre 8: Appel... OoOoOo

 

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____Je soulève difficilement mes paupières. Je roule sur le dos en émettant une plainte aigüe. Je reprend péniblement mon souffle, me tenant les côtes. Je palpe mon flanc, gémissant sous l'effet de la douleur. Peut-être ai-je une côte fêlée. Ou peut-être plusieurs. Je n'en ai pas la moindre idée. Tout ce par quoi mon esprit est occupé est cette douleur intense qui déchire mon côté droit. Mon regard se pose sur la voûte feuillue qui me surplombe et me protège de la fraicheur du vent. Il est soudain détourné par un léger mouvement dans les fourrés, presque imperceptible à l'œil nu. Une perle de sueur parcourt lentement ma colonne vertébrale.je pose mes mains à plat sur le sol, me soulevant doucement pour me retrouver sur mes pieds une seconde plus tard. Ma tête tourne un instant. Elle n'est cependant pas la raison de mon immobilité. Elle l'est en tout cas moins que ces yeux d'ambres qui me fixent et m'encerclent. Elle l'est encore moins que ce regard d'émeraude qui me fixe lui aussi, au même niveau que les autres. Elle l'est moins que ma stupéfaction à l'entente du message qu'ils me transmettent. Rejoins-moi. Ne formons qu'un.

____"Le vent frais s'engouffre par ma fenêtre. Je suis assise sur mon lit, mâchonnant mon crayon et attendant que l'inspiration m'envahisse. Une bourrasque plus forte que les autres agite les feuilles de mon carnet de dessin, amenant mon regard sur le croquis d'un loup. Je refoule les souvenirs qui tentent de m'assaillir, lorsque je lis la date inscrite en bas de la page. 2005. Un paysage toscan s'impose à ma vue. Une forêt verdoyante. Des pas dans la terre. Le vent dans les branches. Un éclair. La peur sur un visage. L'absence d'une personne. Un tas de feuilles mortes. Un arbre pourfendu. Une nuit noire comme l'oubli. Un rouge vermeil et poisseux. La douleur des ongles enfoncés dans ma peau me ramène à la réalité. Mon regard est fixe, hagard. Je secoue la tête, espérant faire disparaitre les images par la même occasion. Je me rends compte que mon poing est serré autour du pendentif en cristal. Je déserre mes doigts crispés, observant la myriade de petits points rouge qui parsème ma paume. Je me lève et le dépose dans le tiroir de mon meuble. Je n'ai plus envie de dessiner. Un mal de crâne insupportable me pousse dans la salle de bain. J'avale deux cachets d'aspirine et retourne m'allonger sur mon lit. Je repense à la semaine qui s'est écoulée. A la distance qui s'est installée entre Marie et moi depuis qu'elle s'est remise avec l'autre empaffé. Aux cours qui m'ennuient encore plus. A ma mère qui ne peut pas s'empêcher de partager ses problèmes avec moi. A ma colère montant rien qu'en sentant la présence de Kévin. A ma fatigue perpétuelle. A ma sœur que je n'est pas vu depuis deux semaines. Un soupir m'échappe. "Je vais finir par me transformer en Caliméro si ça continue!" J'éteins mon ordinateur et me jette à nouveau sur mon lit. Je regarde l'heure. Et les larmes se mettent à couler. Sans que je sache pourquoi. Sans que je puisse rien y faire. Sans s'arrêter. J'enfouis ma tête dans mon oreiller pour étouffer mes sanglots.

____J'ouvre péniblement mes yeux, m'attendant à voir le soleil s'engouffrer dans ma chambre. Seul l'ombre de la nuit m'accueille. Je jette un coup d'œil étonné vers mon réveil. Quatre heures du mat'. Un juron m'échappe. J'abandonne l'idée de me rendormir en voyant une araignée au-dessus de mon lit. Je frissonne. C'est moche une araignée. J'allume en soupirant mon ordinateur, réfléchissant déjà à la façon dont je vais pouvoir occuper la fin de ma nuit. Je vais peut-être regarder une série... Voir un mangas... Un hurlement me sort de ma réflexion. Un hurlement d'animal. Un hurlement de loup. Proche. Étonnamment proche. Soudainement mes sens cessent de m'appartenir. Je sens d'abord le vent fouetter mon visage. Les feuilles mortes sous mes pattes. L'odeur musquée du sol. La fraicheur nocturne. L'humidité de la nuit. Viennent les images. Des arbres qui défilent à toute allure à côté de moi. La nuit. Infiniment profonde. La luminosité inexistante. Enfin arrivent les sentiments. L'exaltation due à la vitesse. La liberté. Les préoccupations les plus simples. Chasser. Manger. Protéger. S'amuser. Vivre. Brusque retour à la réalité. Je tombe assise sur mon lit, prise d'un vertige soudain. Que s'est-il passé? J'élimine d'un revers de la main la petite voix parasite qui tente de me souffler une réponse. Je ne veux pas savoir. Je ne veux pas me souvenir que je sais. Un éclat blanc attire mon attention. Le même qui, quelques jours plus tôt, m'a valut une chute dans le fin fond de mes buissons. Sauf que cette fois, c'est d'un tiroir de ma commode qu'il provient. Et que ce tiroir est fermé. Et que ce n'est pas normal. Mais alors pas du tout. Un sourire amère étire mes lèvres. Cela fait longtemps que ma vie n'est plus normale... J'ignore la lumière. Je n'ouvre pas le tiroir. Je ne veux pas connaitre la source de cette intense lumière. Je veux vivre normalement. Un deuxième hurlement, toujours aussi proche, répond au premier. Puis un troisième. Plus lointain. Et ainsi de suite jusqu'à ce que la nuit soit envahie par les hurlements lupins. Je tremble. Chacun de mes muscles se retrouve contractée. Mes mains, crispées, m'écorchent les jambes. Je tente de réfréner ma pulsion. En vain.

____Je me lève rageusement, maudissant mon incapacité à me contrôler. Je ferme la porte de ma chambre à clefs et prend appui sur le rebord de ma fenêtre. J'ai l'impression de jouer plusieurs fois la même scène. Cette scène je l'ai jouée récemment. Mais je l'avais également jouée il y a longtemps. L'impression de déjà vu me tiraille. J'enjambe le rebord et me pose sur la branche la plus épaisse de l'arbre. Vous ne croyez quand même pas que je vais faire deux fois la même erreur! Je me pends à la branche à l'aide de mes deux bras et me laisse tomber au sol le plus légèrement possible. Une branche craque lors de mon atterrissage, me faisant grimacer malgré la faiblesse du bruit provoqué. Je jette un rapide coup d'œil en direction de la maison puis m'élance en direction de la forêt. Vite. Très vite. Peut-être même trop pour l'adolescente que je suis. Le vent fouette mon visage lorsque je m'engouffre dans le sous-bois à toute vitesse. Je m'abandonne totalement. Au sentiment de liberté qui m'envahit. Je reviens brusquement à la réalité en entendant un bruit. A environ cent mètres de moi. Que je n'aurais pas dû détecter. Une boule s'insinue au creux de mon estomac. L'adrénaline monte. J'accélère l'allure. Plusieurs souffles réguliers accompagnent ma course. Mes mains son moites, mon cœur bat la chamade. Je souris ironiquement. D'après tous les livres et histoires sims que je me suis ingurgité, ces symptômes sont ceux de l'amour. Et non ceux de la peur. Je freine soudainement et repars à contre-sens. Mon demi-tour est rapidement accompagné de plusieurs dérapages, plus loin. L'ironie de la situation me revient à nouveau en pleine figure. Moi qui suis la première à défendre les animaux et à m'occuper d'eux. Ça ne m'était jamais arrivé encore d'avoir peur d'eux. Mais lorsqu'ils sont affamés, le pire peut se produire. Si j'étais quelqu'un d'autre, je n'aurais que peu de chances de fuir. Mais je suis moi. Et c'est là toute ma force. Ils vont être difficiles à semer. J'adore les défis. Un visage me fait perdre mon semblant de concentration en s'imposant à mon esprit. Des yeux d'un bleu profond, des cheveux bruns en bataille, un sourire plein de fossettes... Je reprends mes esprits une fraction de seconde trop tard. Trop tard pour voir la branche qui me barre la route. Trop tard pour empêcher ma tête de la heurter. Trop tard pour ne pas m'évanouir aussitôt..."

____Ma tête tourne un instant. Elle n'est cependant pas la raison de mon immobilité. Elle l'est en tout cas moins que ces yeux d'ambres qui me fixent et m'encerclent. Elle l'est encore moins que ce regard d'émeraude qui me fixe lui aussi, au même niveau que les autres. Elle l'est moins que ma stupéfaction à l'entente du message qu'ils me transmettent. Rejoins-moi. Ne formons qu'un. Ces yeux. Comment... L'animal me regarde calmement, assis sur son arrière-train comme le reste de ses congénères. M'observant. Je détaille celui qui semble être le chef de la meute. Un goût amer envahit ma bouche. La déception. Ce n'est pas lui. Cherche. L'ordre fuse dans l'air immobile. Me surprend. Je fouille alors dans ma mémoire. Remuant chaque souvenir. Douloureux comme heureux. Et je me souviens. Un fils. Un louveteau gambadant joyeusement. La chaleur d'une fourrure. La boule est remontée se loger dans ma gorge. "Je t'ai retrouvé". Une phrase suffit à faire jaillir mes larmes. Tu ne m'as jamais perdu.

 

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Alors alors? Alors là je vois tout le monde fulminer devant son ordi en m'insultant et en hurlant "Putain Mel', tu fais chier, on comprend que dal'!" Comment ça qu'elle se fait des films la créa? Mais pas du tout voyons! Vous pouvez rien me cacher à moi! Mais je sais que vous êtes intelligents voyons! Tant qu'on vous demande pas de réfléchir... Aïeuh! Naméo, me cherchez pas vous! Il faut être réaliste! Hinhinhin, j'ai un bouclier! Ouch, le piano qui me tombe sur la tête je croyais que c'était que dans les films! (TG, osef ta vie, tu dis c'que t'as à dire ou quoi?!) Ok, ok...Donc brefouille, j'espère sincèrement que ça vous a plu et n'hésitez pas à me demander des précisions sur ce que vous n'avez pas compris. Et si vous n'aimez pas la tournure que prend l'histoire dites le moi franchement! Enfin voilou, BisouxX <3

Ps: Alors celle-là, je vous jure que si vous ne pleurez pas vous êtes d'horribles sans-coeur! xD
Pps: Bon okay, pas forcément =X
Ppps: Chuis chiante avec mes ps hein!
Pppps: Entre guillemets ce sont les flash-backs si vous vous posiez la question...

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